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Message Publié : Jeu 28 Sep 2006 13:08:07    Sujet du message : Mon seul refuge. (chapitre 15-16)
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Allez hop, moi aussi je me suis mit à la fanfic.
J'en avais écrit une y'a un p'tit moment de cela.


Mon seul refuge.


Tout… mon Dieu, … tout… tout ce sang. Ses yeux. Ils me regardent ! Je… Non. … Je n’y crois pas ! Je ne peux pas … Je ne peux pas y croire… je… je n’ai rien fait. J’aurai put, … ça aurait put... ! Non ! Je ne peux pas penser à ça. Elle me regarde ! Je…deviens fou ! … Vite, courons ! … Courir où ? … Pourquoi courir ? J’y arrive pas.
Je deviens fou, … dingue. Je l’…! … Morte ! Pourquoi … J’suis là ? … Plus elle... Courir.
J’dois courir. Je n’veux pas mourir ! J’ne veux plus vivre ! Elle me regarde !
Pour rien !…J’y suis pour rien. Je…deviens fou. Je…j’étouffe, …mon coeur. Mon visage. Mon visage. J’le vois dans ce… sang ! J’étouffe. Mon cœur J’ai mal. J’vais vomir… j’sens plus mes… mes jambes, … je... je veux ma Maman...

...


- Sa mère est dans le couloir docteur.
- Très bien. Je vais devoir tout lui expliquer.


CHAPITRE 1

M. Gael ne change pas ses habitudes. Comme tous les jours, son bureau sert d'accueil à ses gueules de bois quotidiennes. Comme tous les jours, M. Gael dort comme un nouveau-né, la tête effondrée sur ce bois sale, poisseux et collant.
Une vie meilleure ? Depuis longtemps M. Gael n'en attend plus. La sienne lui a bien fait comprendre qu’accepter le pathétisme d’une situation est une solution inévitable.
Une main bouge. Cette main recherche la bouteille la plus proche, mais en vain. Une tête se relève alors, révélant des yeux fatigués mais surtout blasés.
Il a fière allure M. Gael avec sa soixantaine passée et son air de chien battu. La courte barbe couvrant sa figure est preuve de son refus d’utiliser couramment un rasoir. La flemme sûrement. Ses rides témoignent plus de son penchant envers certains breuvages que la sagesse formée par ses années d'existence. Ses cheveux blancs très courts et frisés révèlent une future calvitie qui, l’air de rien, tarde pas mal.
Bien bâti il est M. Gael. Avec un métier comme le sien, c’est normal.
Il fume. C’est une de ses principales occupations, quand il ne boit pas. « Un vieux sac à vin consommant clopes sur clopes », ainsi M. Gael se voit. Il aurait été dur de lui donner tort.
Le téléphone sonne. M. Gael effectue un effort presque surhumain sur ses jambes, pour se lever et décrocher l’appareil.
Un « allô ! » lassé sort de sa bouche, une voix mélancolique, émergeant du combiné, lui répond : « Salut ! C’est ton vieux pote Charlie... Je sais que ça fait longtemps qu’on ne s'est pas parlé mais,...’faut dire qu’en ce moment, tu n’es pas très dispo pour répondre.
Tu nous manques tu sais. Tu ne le vois peut être pas, mais... on aimerai tous te revoir au plus vite. »
M. Gael se frotte la barbe, la voix reprend :
« J’t’en supplie vieux ! J’en peux plus de te voir... comme ça ! ...Donne-nous un signe ! Répond-moi ! Je... » Clap ! Ainsi se termine la conversation.
M. Gael reste un long moment silencieux. Paradoxalement, son environnement aussi repoussant soit-il, l'apaise. Il se sent à l’abri, comme un bébé blotti dans les bras de sa mère. Son esprit commence à vaquer.
Mais hélas, il doit partir. Il se redirige vers son bureau, la clé de sa voiture repose dessus à côté d'une brochure. Sur celle-ci, ces mots : « Silent Hill, petite ville touristique en bordure d’un lac. Nous vous y accueillerons avec plaisir. »
M. Gael saisie la clé et la fourre dans sa poche. Quant à la brochure, il l’observe longuement avant de l’emporter avec lui.
Dernière édition par Pinoche le mousse le Ven 24 Août 2007 12:50:34, édité 12 fois.
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Message Publié : Jeu 28 Sep 2006 15:06:16    Sujet du message :
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Je porterais bien un jugement, mais c'est encore trop tôt pour ça.
Ceci dit cette intro m'as bien mit l'eau à la bouche, j'attend donc la suite.

"Silent Hill" ? Hum... Je sent que je vais faire des cauchemards moi !

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Message Publié : Jeu 28 Sep 2006 22:22:55    Sujet du message :
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Tu n'vas pas trop attendre, la suite est déja écrite ( mais je ne veux pas tout afficher d'un coup)

CHAPITRE 2

La nuit est longue quelquefois, surtout quand elle est blanche. Une contrainte pour M. Gael qui se rend à Silent Hill. Les bras de Morphée auraient eu raison de son état si ses pensées ne s'emparaient pas de son être.
A quoi pense t-il ? Ses années vécues. En particulier, celles de sa jeunesse. Pour lui, sa vie s’arrêta après. Où plutôt, prit une soudaine accélération. Faut croire qu'une fois adulte, on voit l'existence passer plus vite.
Le jour commence à se lever. Un brouillard apparaît. M. Gael n’est plus bien loin. De vieilles installations ferroviaires se révèlent, suivies de barrières grillagées stoppant la route.
Apparemment ce coin est en travaux, mais les ouvriers en sont absents.
Impossible de continuer en voiture, M. Gael est forcé de s' arrêter.
Il se gare, prend son pardessus, portefeuille et arme de service avant de quitter son véhicule.
M. Gael reste un moment contemplatif face à cet épais brouillard, jusqu’à que son regard s’arrête face au panneau « Bienvenue à Silent Hill »
Il continue le chemin à pied.

Le trou du cul du monde. Comment qualifier autrement une ville pareille ?
Avec ses routes mortes, ses carrefours déserts, ses immeubles vides, ses boutiques abandonnées... Silent Hill est tout sauf vivant.
Qui aurait cru que jadis la ville fut touristique ? M. Gael ayant vécu ici, cela ne le touche pas plus.
Ce lieu est à ses yeux l’image même de sa personne : Ca commence en gaieté, ça finit dans l’oubli.
M. Gael marche sans savoir où aller. Dur de trouver autre occupation.
Une impulsion nerveuse amène sa main à sa poche, pour en sortir un paquet de clopes. Un rituel s’ensuit : bouche accueillant clope, clope accueillant flamme et poumons accueillant goudrons.
L’homme s’arrête brusquement. Un léger bruit effleure ses oreilles. Un sifflement ? Non pas que ça, de petits crépitements l'accompagnent.
M. Gael, poussé par l’envie de satisfaire sa curiosité, se dirige vers la source du son. Ce dernier l’amène dans un bar. Une vieille radio sur une table grésille: le mystère est résolu.
M. Gael s’accroupi pour observer l’appareil. Il bouge l’antenne, tape dessus, rien n’y fait, elle ne capte pas. M. Gael débranche alors, et se dirige vers le comptoir.
Dans un bar vide, les gestes d’un homme comme M. Gael sont aussi prévisibles que la destination d'un chien quand on lui lance un bâton.
Fouillant les placards, M. Gael cherche ce qui lui plairait. Un cognac posé dans un coin fera l’affaire.
C'est alors qu'un rituel équivalent à celui de la cigarette s’en suit. M. Gael savoure sa boisson. Dans un endroit aussi désert, les bonnes manières n’étant point nécessaires, pas la peine de chercher un verre.
Attaquons directement la bouteille.
Un bruit violent arrache son attention. Il tourne la tête et aperçoit des éclats de verre d'où un rat s'en échappe avant de sortir du bar.
M. Gael suit alors son exemple, il termine sa bouteille et se dirige vers l’extérieur.
- Tu oublies les bonnes manières Gael ? Ce n’est pas gratuit le Cognac.
-Ah... dé... désolé Jason ! J’ai plus toute ma tête ces derniers temps.
M. Gael retourne au comptoir, y dépose des pièces et sort.
Sur le palier de la porte, il sent quelque chose de mou sous sa chaussure.
Ses yeux se baissent : ce n’est que le cadavre d’un rat noyé dans un liquide noir et visqueux.
M. Gael continue alors son bonhomme de chemin et s'enfonce à nouveau dans le brouillard.

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Message Publié : Ven 29 Sep 2006 21:20:19    Sujet du message :
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Localisation : Tu vois le canon de mon flingue ? Ben je suis de l'autre côté...

Sillent Hill... J'me disait bien, en lisant le prologue...
Franchement, je n'ai lu que le premier chapitre (entre 2 épisodes de Pimp my Ride), mais ça déchire ! C'est super bien raconté (à part peut-être un excès d'utilisation de forme inversées). J'en viens même à penser qu'elle me permlettrait d'avoir un autre oeuil sur cette série à succès qu'est Sillentil. Un regard nouveau, un peu mieux que celui que j'ai eu sur le tout premier épisode et qui me dégoûta de la série à l'époque...

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Message Publié : Ven 29 Sep 2006 21:41:24    Sujet du message :
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Et bin ça fait plaisir que ça te plaise !
Bon je te rassure, si tu ne connais rien à la série, tu ne seras pas dépaysé pour autant (du moins, vis à vis de l'univers). C'est une histoire indépendante dans l'univers de Silent Hill.
Sinan, voici la suite :

CHAPITRE 3

Les clopes, ça ne fait pas long feu chez M. Gael. Un homme sans but précis qui se balade dans une ville fantôme, avec un paquet de cigarettes froissé et vidé de ses nombreuses utilisations. Y’a pas a dire, la santé n’est qu’une poussière flottant dans l’espace de son indifférence.
Un carrefour émerge du brouillard. Au milieu de ce carrefour, une silhouette.
M. Gael, d’un air intrigué, s’en approche. C’est un homme. Ou plutôt, un jeune garçon.
Cela se voit par ses vêtements : anorak, jogging, baskets et sac à dos. La panoplie du parfait lycéen banal de chez banal.
M. Gael continu de s’avancer. Les traits du jeune homme se révèlent peu à peu :
Cheveux court frisés, peau métissée et légèrement tachetée, des lèvres assez gercées, des poches sous des yeux bien rouges... en gros, un visage d’une banalité aussi prononcée que les vêtements qui l’habillent.
Le jeune homme semble perdu dans ses pensés. Ses yeux contemplent le bitume.
M. Gael tente d’entrer en contact :
- Un temps bien bizarre, n’est-ce pas ?
Le jeune homme, sans détourner son regard, remue les lèvres :
- La ville l’est.
Un ange passe. Puis M. Gael reprend :
- Tu m’as l’air bien paumé.
Le garçon tourne lentement la tête vers M. Gael tout en murmurant :
- Vous aussi.
Aussitôt après, le garçon repart dans son observation du sol.
Un autre silence fait surface. « Palpitant » est le seul adjectif qu’attribuerait M. Gael à ce genre de conversation.
- Qui êtes-vous ? Demanda le jeune homme.
- M. Gael. Et toi ?
- J’m’appelle Enzo.
M. Gael se frotte la barbe.
- Enzo. Que fais-tu donc ici ?
- J’ai un rendez-vous. Elle ne doit pas tarder.
- Elle ? Un rendez-vous galant ?
Un soupir s’échappe d’Enzo
- Sûrement.
Enzo ferme les yeux tout doucement.
- Elle s’appelle Samantha.
M. Gael l’observe et conclut :
- C’est beau l’amour. Surtout quand on se rend compte à tel point qu’ça rend con.
- Si seulement elle me remarquait.
Le jeune homme sort une poire avec un tuyau de sa poche, met ce dernier dans sa bouche et appuie sur la poire.
- T’es malade petit ?
- De l’asthme.
Enzo tourne la tête vers M. Gael, lui révélant un air de chien battu, et observe son accoutrement.
- Vous êtes flic ?
- On peut dire ça ! D’où ça se voit ?
- L’arme qui dépasse de votre pardessus.
Mr Gael rit.
- Il n’y a pas que les flics qui sont armés tu sais.
Enzo étire ses lèvres donnant l’impression d’un sourire :
- C’est la première chose qui m’est passé par la tête. Je lis beaucoup de romans policiers.
Son regard se tourne de nouveau vers le sol.
M. Gael reste un moment sans rien dire. Enzo reprend :
- J’attendrai Samantha.
M. Gael se masse le cou.
- Prend ton temps alors. Moi, je vais voir ailleurs si j’y suis.
Et le vieil homme quitte aussitôt le jeune.
Petit à petit, le brouillard enveloppe le jeune Enzo derrière les pas de M. Gael.

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Message Publié : Ven 29 Sep 2006 23:00:46    Sujet du message :
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Toujours aussi bien raconté. L'ambiance est sombre et engoissante.

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Message Publié : Sam 30 Sep 2006 13:18:39    Sujet du message :
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CHAPITRE 4

La vie est un vrai nid de mystères. Vous vous levez un matin et faites des actions sans but précis ni intérêt particulier, mais ça ne vous empêche pas de les faire.
C’est exactement ce que se dit M. Gael alors qu’il erre en ce moment dans les rues de Silent Hill.
Tout est calme ici, un silence de tombeau. Excepté un sifflement accompagné de crépitements. Un autre poste grésillant se dit M. Gael. Il en entend tellement ici que ça ne le retient même plus.
Qu’est-ce c’est que ça ? Un morceau de papier sur la route. M. Gael n’y prêterait pas attention si cette feuille ne baignait pas dans une flaque de sang.
Il se baisse alors pour observer la chose de plus près. Des mots se distinguent difficilement entre ces taches rougeâtres : « LAC... PAL... TE ! »
M. Gael, paupières baissées, réfléchi un moment. Rien ne vient à son esprit. Il ouvre ses yeux et scrute de nouveau le papier. Une goutte noire tombe dessus.
L’homme relève aussitôt la tête. L’origine du liquide est assez inattendue : Un être se tient au-dessus de lui. M. Gael se relève brusquement et recule de quelques pas. Un humain ? Ca en a les formes, mais ses jambes se terminent en moignons enroulés de bandages. Une peau luisante comme de la chair à vif, une tête elle aussi bandée, laissant apparaître des joues creusées par de petits vers, et un creux discret en guise de bouche au bout d’une bosse. Le fameux liquide noir s’en échappe, dégoulinant sous le menton laissant de petites flaques pâteuses sur le sol.
La chose, aussi grande qu’un adolescent de douze ans, a le corps courbé. Titubant sur ses moignons, elle s’approche de M. Gael en émettant des sons ressemblant à des beuglements de vieille femme baillônée.
M. Gael, par prudence, sort son arme et vise la créature.
La chose, soudainement prise de spasmes, crache une visqueuse giclée noir vers M. Gael.
Il l’évite de justesse, et tire sur elle.
Première balle, elle recule d’un pas ne s’arrêtant pas pour autant.
Deuxième balle, elle hurle, mais reste obstinée.
Troisième balle, elle titube de plus en plus sans abandonner.
Quatre balles, Cinq balles, Six balles, la créature, en sang, réussi à puiser un dernier effort pour cracher à nouveau son infecte salive. Malheureusement pour elle, une dernière balle la déstabilise, ratant ainsi sa cible avant de s'écrouler.
M. Gael, toujours poussé par l’adrénaline, donne plusieurs coups de pied afin de s’assurer de sa mort.
Il se calme ensuite, et fouille de sa main tremblante le fond de sa poche. Plus qu’une clope. Il la fume. Qu’est ce que ça calme ! Même si c’est mal, c'est tellement bon.
M. Gael s’assied à côté du cadavre et l'observe. Un millier de questions traversent son esprit : C’est quoi cette merde ? Un humain ? De quelle planète ça vient ? Qui l’a créé ? Mâle ou femelle ? ....
Quand l’incompréhension et l'excitation forment un tout, l’esprit humain s'en retrouve peu futé.
On peut observer sur la chose une énorme crevasse dans la boite crânienne, remplie de vers grouillants.
M. Gael s’abstient d’en voir plus, il se relève et se remet en marche.
En chemin, il passe devant une boutique de jouets sans que ça le retienne. Un bruit violent en ressort. M. Gael s'y précipite, victime de sa curiosité.

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Message Publié : Sam 30 Sep 2006 22:52:26    Sujet du message :
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Localisation : Tu vois le canon de mon flingue ? Ben je suis de l'autre côté...

Ouais franchement j'aime bien... C'est très bien écrit et en plus on a pas le temps de se lasser...

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Message Publié : Dim 01 Oct 2006 22:01:32    Sujet du message :
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CHAPITRE 5

Les jouets sont une bien belle représentation du passé. Ce passé d’insouciance et d’innocence. La nostalgie peut-elle se réveiller quand une personne qui l'a définitivement enterré ? Non. Du moins en ce qui concerne M. Gael. Celui-ci se préoccupe plutôt sur l’origine du bruit qui l’a amené dans cette boutique.
Ainsi M. Gael, arme en main, cherche dans ce bazar tout ce qui peut paraître suspect.
Et quel bazar me direz-vous ! Des jouets totalement éparpillés. Impossible de marcher sans faire craquer quelque chose sous la chaussure. Il y a des tas dans les coins, d’autres empilés sur des caisses plus ou moins entrouvertes, des peluches et des petites poupées collées aux murs. La caisse enregistreuse gît sur le côté, plusieurs pièces de monnaie s’en échappent.
Près du fond du magasin, deux cordes accrochées au plafond. Au bout de chaque corde, un crochet. Au bout de chaque crochet, un ours en peluche éventré.
Entre les deux oursons, un message sur le mur : « Dur de se rendre compte ! »
M. Gael le parcourt du regard et décide ensuite de sortir du magasin.
Un bruit émerge d'un tas : des crépitements.
M. Gael se retourne. Une radio qu’il n’avait pas repéré grésille. La nuit commence tombe, « subitement » se dit M. Gael.
Les grésillements deviennent de plus en plus fort et la pièce de plus en plus sombre.
Un son suraigu accompagne la friture sonore. M. Gael bouche ses oreilles, trop insupportable pour lui. Cela ne suffit pas, Le poste grésille tellement fort qu’il donne l’impression d’éclater de l’intérieur.
Mr Gael craque. Il arme son flingue et pointe l’appareil.
Plusieurs coups de feu retentissent.
La pièce est maintenant emplie d'un long silence apaisant et libérateur. La radio est en miettes.
Soudain, un bruit strident retenti du côté de la sortie. M. Gael s’approche et ouvre la porte. Elle bloque.
L’homme prend alors de l’élan et l'enfonce, en vain. Il frappe de plusieurs coups de pieds, ne réussissant qu’à se claquer un muscle. Plus vraiment de son âge ce genre de choses.
M. Gael s’assoie un moment et se masse le mollet.
Impossible de sortir apparemment. C’est dans ces moments qu’une cigarette aurait été la bienvenue. Il se relève alors, pointe son arme vers la serrure et tire.
La balle éclate à l’impact. Des jouets dégringolent derrière lui, M. Gael se retourne brusquement. Quelque chose remue dans le tas. Avec prudence, il s’approche, repousse les jouets sur son chemin et tend son canon sur la chose qui remue.
Ce n’est qu’une poupée avec une vieille capote dans la bouche.
M. Gael retourne vers la sortie, la porte est intacte. Excepté un trou au-dessus de la poignée.
Il ne l’avait pas remarqué.
Le trou est assez grand pour y glisser une main. M. Gael s’empresse alors de le faire.
Sa main rencontre un objet. Celui-ci bloque apparemment la porte.
Les doigts tâtent l’objet. Ca a l’air d’être long et épais. C’est lisse et dur comme du métal. Voyons voir plus en bas.
M. Gael retire brusquement sa main, il s’est coupé le doigt. Un grincement de bois suivi d’un craquement retentit. M. Gael se dirige vers l’origine du bruit : La poupée n’est plus là.
A la place, une crevasse béante dans le plancher. M. Gael regarde la porte bloquée. Impossible de sortir par-là.
Il regarde ensuite le trou, réfléchit un moment et se dit : « Après tout ! »
Il saute dans le trou.

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Message Publié : Lun 02 Oct 2006 17:49:15    Sujet du message :
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CHAPITRE 6

L'obscurité règne. M. Gael se lève doucement. Son atterrissage fut peu violent.
Ses yeux s’habituent au noir. Les murs qui l’entourent se distinguent à peine. Ses mains les palpent. Ils sont peu éloignés, l'endroit semble être étroit.
Brusquement, une lumière jaillit du haut, révélant la nature du lieu : C'est un long couloir.
Sous ses pieds, un sol entièrement matelassé dont des motifs enfantins décorent sa surface. Cela explique sûrement l’absence de choc en fin de chute. Les murs sont aussi recouverts de matelas.
Caisses, peluches et jouets peuplent ce lieu paradoxalement lugubre.
La lumière s’estompe, M. Gael lève la tête : Un faible vieux néon pend au plafond.
Il scrute au loin, d’autres néons surplombent ce couloir, clignotant irrégulièrement.
Dans les profondeurs, une silhouette se distingue.
M. Gael sort son arme et s’avance vers elle.
La lumière s’éteint, M. Gael marche.
Elle se rallume sans qu'il soit freiné.
Elle s’éteint de nouveau, il avance toujours.
Elle se rallume, il ne ralentit pas.
Les néons peinent à rester allumés ici.
M. Gael, quant à lui, se frustre de voir la distance qui le sépare de la silhouette peu diminuer. Pourtant, ses pas s’accélèrent.
Sa marche s'arrête un moment entre deux ours en peluche posés sur des caisses. Ils attirent son attention.
L’un des deux dépourvu de yeux pointe le bras vers M. Gael. L’autre pointe le bras vers l’avant, mais possède ses globes oculaires.
L’obscurité enveloppe à nouveau l’allée.
M. Gael avance à l’aveuglette.
Au bout d’une dizaine de pas, une envie de fumer germe de son esprit. Plongeant la main dans sa poche, il se rappelle aussitôt que son paquet est vide.
Une illumination germe ! Pourquoi n’y t-il pas pensé plus tôt ? Il fouille à nouveau sa poche, et en ressort cette fois-ci son briquet. Parfait pour se guider. Une flamme jaillit de la petite boite métallique, perçant ainsi les ténèbres.
Voilà qui est curieux, deux peluches sur des caisses, et identiques à celles de tout à l’heure. M. Gael ne se souvient pas d’en avoir vu d’autres devant lui.
Peu importe, il continu sa route. En chemin, une petite voiture rouge à pédale apparaît. Son briquet s’éteint. M. Gael ne s’arrête pas pour autant, tout en essayant de le rallumer.
La flamme réapparaît, accompagné d'un sentiment d'incompréhension.
M. Gael se tient de nouveau face à cette voiture rouge, comme s’il ne bougea pas dans l’obscurité.
Il s'immobilise un moment, et cherche une réponse. Aucune ne vint à son esprit.
Tant pis, continuons.
Ce couloir bat des records de longueurs. La flamme commence à s’estomper.
M. Gael s’arrête. La fameuse silhouette se trouve juste devant lui.
Et quelle bien curieuse silhouette ! A première vue, cela semble être un mannequin féminin en porcelaine tenant une poupée en l’air. Deux morceaux de fil barbelé relient le nombril de la poupée à l’entrejambe du mannequin. Une torche électrique lie les deux bouts. Elle fonctionne sûrement.
M. Gael la retire ce qui sépare les deux fils métalliques.
Aux pieds de M. Gael, une tête se fracasse.
Elle est suivie des morceaux du mannequin et de la poupée qui s'écroulent aussitôt.
M. Gael est comme un con face à ce tas.
D'un geste d’indifférence, il reprend sa route, mais cette fois-ci, aidé de la lampe.
Les matelas du sol et des murs sont de plus en plus déchirés, révélant un sol bétonné.
C’est avec une grande satisfaction que M. Gael arrive en fin de couloir.
Une échelle monte. Il l’emprunte.

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Message Publié : Lun 02 Oct 2006 19:14:24    Sujet du message :
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C'est un peu difficile à suivre... Peut-être les émotions que tu as du mal à retranscrire...

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Message Publié : Mar 03 Oct 2006 12:36:26    Sujet du message :
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C'est vrai que cette dernière scène est un peu confuse ! Je l'ai voulu confuse aud départ, mais ça m'a donné trop de fil à retorde niveau écriture.


CHAPITRE 7

Un faisceau lumineux perce l'obscurité. Des grosses boites ? Des bornes d’arcade ? M. Gael se trouve au beau milieu d’une vieille salle de jeux vidéo.
Sa torche balaye l’endroit, rien de spécial à signaler : une salle d’arcade classique de chez classique.
Des miettes blanches et jaunies jonchent le sol. M. Gael se baisse et observe, des bouts d’ongles. Ceux-ci forment apparemment un chemin. Il les suit. Sa marche s'arrête face à un mur sur lequel une flèche entourée de fleurs a été dessinée.
La flèche pointe vers le haut.
M. Gael lève doucement la tête : Une cage en bois est accrochée au plafond.
A l’intérieur, un mannequin représentant un enfant pendouille par les pieds avec des chaînes, plusieurs lances plantées dans son torse.
M. Gael a presque cru que c’était un vrai môme. Voilà une oeuvre aux goûts plus ou moins douteux !
Il prend à peine le temps de réfléchir que tous les écrans de jeu s’allument, émettant des résidus.
Il se tourne brusquement, quelque chose s’agrippe à sa cheville et tire. Mr Gael chute.
Une espèce de boyau rose en forme de serpentin est enroulé autour de son mollet.
Un bruit de sac mouillé se fait entendre. M. Gael regarde au loin. Ce gros intestin gluant est relié à une forme qui s’approche de lui.
Est-ce un sac poubelle rempli ? Non, autre chose. C’est d'une couleur rose gris et des veines se dessinent sur sa surface.
Une forme jaillit de cette matière sans la déchirer. C’est une main. Quelque chose l'accompagne : un visage difforme tordu de douleur.
Des pulsations parcourent la surface de cette chose et des bosses l’aident à avancer. Apparemment, cet être est prisonnier de ce... placenta.
Il se déplace tant bien que mal vers M. Gael.
L'homme sort alors son arme et tire sur l’intestin pour se libérer. Il pointe ensuite le canon vers le petit être et appuie sur la gâchette.
Le chargeur est vide.
Que faire ? Ses yeux repèrent un pied-de-biche enfoncé dans un écran vidéo. M. Gael saute dessus, le retire et frappe la petite chose.
Sous chaque impact, des bruits d’os résonnent et le placenta éclate.
M. Gael est couvert de sang, ses sourcils se crispent sous la déferlante de coups qu’il inflige à la créature.
Le petit être émerge de sa poche à moitié déchirée et tend la main vers lui avant d'être achevé d’un dernier coup à la tête.
C’est fini.
M. Gael sort de cet endroit laissant la créature morte, le pied de biche planté dans le flan.

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CHAPITRE 8

Il fait nuit ! La température ne s'est pas rafraîchi pour autant.
Les rues de cette ville sont sans éclairage.
Un noir total bercé par un silence qui ferait passer un enterrement pour un concert de métal.
M. Gael, aidé par la faible lumière de sa lampe, avance prudemment dans ce vide ténébreux.
Des bruits de pas saccadés retentissent. M. Gael balaye autour de lui son faisceau lumineux : deux formes gigotent. Des créatures à camisoles ! Il y’en a d’autres ?
M. Gael évite de les approcher et continue.
Au bout de la rue, une lumière. M. Gael avance vers elle.
C’est un bar, et il est ouvert. Il entre.
- Salut Gael, qu’est ce que j’te sers ?
Un grand homme noir souriant assez musclé, habillé d’une chemise, d’un jean et de son tablier de barman essuie des verres derrière son comptoir.
M. Gael s’assoit en face de lui.
- Comme d’hab Jason. Mais juste une bouteille. Des affaires urgentes à régler.
Le barman rit, ce qui agace M. Gael.
- Pourquoi ris-tu ?
Le barman sort une bouteille et la pose face à M. Gael.
- Ca fait juste bizarre d’entendre ce genre de ta part.
- Je suis sérieux pour une fois. Il faut que je quitte ce bled pourri... et cette vie pourrie.
- L’endroit ne te plait plus l’ami ?
- Plus pour moi tout ça.
Jason prend un air désolé.
- Et ta mère ?
- Qu’elle aille se faire...
Le regard de Jason devient sévère, M. Gael soupire et finit sa bière.
- Une mère, ça pense enfanter des p’tits anges. Que de la merde dans les yeux.
- Et c’est toi qui dit ça.
Un long silence s’en suivit.
- Sers-moi une autre bière finalement.
Une fois la bouteille vidée, M. Gael se lève et se dirige vers la sortie.
- Y’a un papier à la droite de la porte Gael, prend-le.
M. Gael le saisit : c’est le plan de la ville.
- Gael, attrape ça !
Un objet atterrit dans ses mains. Jason sourit.
- Tu en auras besoin mon vieux.
M. Gael observe l’objet : un mini poste radio.

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Message Publié : Mar 03 Oct 2006 13:09:49    Sujet du message :
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C'est bien écris, ça réequilibre avec la pietre performance du chapitre 6 (désolé de ne pas avoir posté à son, sujet d'ailleur --').

J'attend la suite, curieux de savoir à quoi sert le post radio.

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Message Publié : Mar 03 Oct 2006 14:41:47    Sujet du message :
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Qu'entends-tu par "piètre performance" ? J'espère que ce n'est pas au niveau de l'histoire que tu dis ça ! :?

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Message Publié : Mar 03 Oct 2006 18:03:54    Sujet du message :
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Je penses qu'il parle de l'essai raté d'ambiance glauque...
Mais tu t'es bien rattrappé...

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"SuperSeb, fan de Ratchet"
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Message Publié : Mar 03 Oct 2006 18:05:56    Sujet du message :
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Merci SSeb ! Oui, je ne parle QUE de l'ambiance, pas de l'histoire, qui elle est toujours aussi inquiétante qu'au début.

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Message Publié : Mar 03 Oct 2006 18:49:09    Sujet du message :
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• Bigou

J'attend la suite, curieux de savoir à quoi sert le post radio.


A mon avis, à la même chose que dans tous les Silent Hill ;)
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Message Publié : Mar 03 Oct 2006 19:08:30    Sujet du message :
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Je ne connais hélas pas Silent Hill, donc merci de me laisser la surprise.

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Message Publié : Mar 03 Oct 2006 20:56:24    Sujet du message :
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Oky si c'est l'écriture dont tu parlais ça roule (nan mais je dis ça surtout connaissant toute la symbolique de cette scène mais j'en parlerai plus tard si ça interresse ! ^^)

CHAPITRE 9

Voyons voir cette carte ! Les anciennes voies ferroviaires sont assez proches, prenons le chemin le plus court.
En cour de route, un petit grésillement s’élève du mini poste. M. Gael arrête sa marche et le sort de sa poche. Qu’est-ce qui leur prend à toutes ces radios à agir ainsi ?
Le grésillement s'intensifie de plus en plus. Des beuglements résonnent dans l’obscurité, et ils s'approchent. Des créatures ? M. Gael continue de marcher et évite ainsi l’affrontement. Les grésillements s’estompent petit à petit.
Après plusieurs minutes de marches, un grillage se dévoile sans la lumière de la lampe torche, du fil barbelé l'enveloppe .
Il longe la grille en espérant trouver une faille pour passer, mais en vain.
La route est infranchissable. Il doit un autre chemin.
La radio grésille de nouveau. D’autres beuglements surgissent des ténèbres.
« -Tu en auras besoin mon vieux. »
M. Gael comprend ce que Jason a voulu dire ! La présence de créature agit sur tout les postes. C’est pour ça qu’ils grésillent quand un monstre approche.
Une fois l’astuce comprise, M. Gael cherche un endroit où sa radio ne crépite pas, pour pouvoir observer tranquillement sa carte.
Tiens, une lumière. Un lampadaire ? Le seul lampadaire d’allumé. Pas de grésillement, aucun danger alors. M. Gael s’y dirige. Au pied du lampadaire : un banc. Quelqu’un est assis dessus :
C'est une jeune fille. Elle fait peine à voir. Sa peau est tellement pâle qu’un cachet d’aspirine paraîtrait bronzé à côté. Ses joues creusées, sur un visage aux traits tirés, lui donnent un air maladif. Ses yeux, d’une tristesse mélancolique, sont d’un bleu très clair et décorés de magnifiques petites poches rouges. Elle ne doit pas connaître le principe de « vrai bonne sieste ».
Ses lèvres sont assez pulpeuses, et ses cheveux bruns, très courts et décoiffés.
Elle porte un espèce de pyjama vert clair comme ceux qu'on trouve sur les patients d'hôpitaux. A ses pieds, des tennis.
La jeune fille a un air vague. M. Gael s’approche d’elle.
- Salut fillette.
Elle le regarde, ses yeux deviennent brillant et un sourire se dessine sur son visage.
-Heu... ça va gamine ?
-Je... je ne suis plus seule.
M. Gael se gratte la nuque. La jeune fille pose sa main à côté d’elle lui faisant mime de s’asseoir. Il l'obéit.
- Un cadeau émerge enfin des ténèbres.
Elle pose sa tête sur l’épaule de M. Gael.
- Tu es la preuve.
- Quelle preuve ?
Elle laisse échapper un léger rire.
- Le Paradis trouve toujours sa place.
- Quel Paradis ?
- Ta présence à mes côtés.
M. Gael est troublé.
- Si seule,... si seule. Je ne pouvais plus le supporter. Ne me laisse plus ainsi.
- Te laisser ainsi ?
- Je t’ai attendu. Trop attendu. T’en es-tu rendu compte ? As-tu pensé à moi ?
- On ne se connaît même pas fillette, tu divagues.
La jeune fille regarde M. Gael fixement, et éclate soudainement de rire.
- Je te connais moi. Je te connais très bien. Je t’ai toujours observé.
- Super.
- Tu ne m’as jamais remarquée, mais je savais qu’un jour cela changerait. Je suis la lumière dans l’obscurité.
- Non, t’es juste sous le seul lampadaire allumé.
Un silence s’en suivit. La jeune fille lance des regards furtifs vers M. Gael, et celui-ci se lève.
- Bon c’est pas tout ça fillette, je dois partir.
- Tu.... tu ne peux pas repartir. Reste avec moi.
- Et passer ma retraite ici. Cette ville me fout le cafard, petite.
- NON !
Le regard de la fille prend subitement un air plaintif.
- Reste ! Je...je ne veux plus être seule, ne me laisse pas.
- Alors viens avec moi.
- Les ténèbres, c’est le mal. Ici, je suis bien. Ici, je suis chez moi !
- Contrairement à moi ! Chez moi, c’est pas ici miss.
- EGOISTE !
Le visage de la gamine change, elle se lève.
- Tu n’as jamais pensé à moi. Tu ne m’as jamais regardée, ni...ni même remarquée !
- Tout doux, tout doux, fillette ! On...on ne se connaît même pas.
Elle se rassoit et baisse la tête.
- Vas-t-en ! Va dans ton refuge. C’est tout ce que tu sais faire.
Elle relève la tête vers M. Gael et son regard exprime le mépris.
- Tu n’as jamais su voir les choses en face espèce de lâche !
- Est-ce lâche de vouloir sortir de cet enfer ?
- L’Enfer n’est pas un lieu. C’est un chasseur vicieux qui ne lâche jamais sa proie.
- Et bien, je suis heureux de l’apprendre.
M. Gael commence à s’éloigner. La jeune fille laisse échapper des larmes.
- Ne part pas, je te demande pardon. Ne me laisse pas. Je t’en prie, je...t’en supplie.
M. Gael, sans se retourner, lui répond : « Viens avec moi ou reste ici. »
Il s’éloigne ensuite de la jeune fille, la laissant effondrée.

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Message Publié : Mar 03 Oct 2006 21:41:40    Sujet du message :
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je trouve quand meme que le vocabulaire colle pas vraiment pour prendre quelques exemples

• Citer
son bonhomme de chemin


• Citer
banal de chez banal.


• Citer
Plus vraiment de son âge


ca casse un peu l'ambiance je trouve le ton trop anjoué a cause de ce genre d'expressions en fait
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Message Publié : Mar 03 Oct 2006 22:11:47    Sujet du message :
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Le narrateur de l'histoire, c'est un peu M. Gael lui même qui raconte tout à la troisième personne.
D'où ce genre d'expressions.

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Message Publié : Mar 03 Oct 2006 23:05:38    Sujet du message :
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• Lynx Ashadonic
je trouve quand meme que le vocabulaire colle pas vraiment [...]
ca casse un peu l'ambiance je trouve le ton trop anjoué a cause de ce genre d'expressions en fait
Je trouve que ça colle niquel à l'esprit du "héro" par contre.

• Pinoche le mousse
Le narrateur de l'histoire, c'est un peu M. Gael lui même qui raconte tout à la troisième personne.
Ceci explique celà.

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Message Publié : Ven 06 Oct 2006 00:24:19    Sujet du message :
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CHAPITRE 10

Le chemin fût long y’a pas à dire, mais quel plaisir de pouvoir enfin contempler ces barres métalliques appelées communément des rails.
M. Gael les longe en espérant retrouver rapidement sur sa voiture.
Malgré une bien longue marche, l’impression d’avancer ne se fait point sentir. La lumière révèle sans arrêt les planches supportant ces interminables rails.
Ah ! Le chemin se termine ici. Une crevasse qui coupe la voie.
M. Gael marche le long des bords, et constate que c’est bien plus qu’une crevasse : C’est un énorme gouffre sans fond qui bouffe tout le paysage ! Comme si le terrain fût englouti par le centre de la planète.
Il fait demi-tour.
En chemin, une lumière apparaît. M. Gael se demande ce que c’est, elle grossit.
Non, elle s’approche, le sol tremble.
Mais, c’est... UN TRAIN ! Il se précipite sur le côté et manquant de peu de se faire percuter.
Allongé, il regarde ces formes humaines s'agiter violemment dans les wagons, avant que le train se précipite dans le gouffre. Un silence s'en suivit.
M. Gael pris de panique s’éloigne en courant.
Rien ne le poursuit, mais la fatigue le rattrape. Il s’assoit. Qu’est-ce qu’il ne donnerait pas pour une cigarette !

Il s’assoupit un moment. Ses yeux se ferment.

Où... où suis-je ? J'ai du mal à voir.
Des...des gens ? Ils sont tout blancs. Suis-je mort ? C’est quoi cette machine ?
Il... il y a quelqu’un qui pleure. Enfin, je crois. Mais...!
Ma... maman ? Pourquoi pleures-tu ?

M. Gael se réveille brusquement. La radio grésille, mais différemment. Une voix se fait entendre. Une femme on dirait.
« ......je ...... ...... ien ......en .... eu .....”
De nouveau, le silence. M. Gael reste pensif un moment, se relève et marche.
Au bout d’une demi-heure, une plaque de fer apparaît dans la lumière. Des numéros et des lettres sont inscrits dessus. M. Gael les reconnaît : c’est l’immatriculation de sa voiture.
Il continue d’avancer, d’autres pièces tout aussi familières gisent.
Face à un grand pilier rouillé, il lève sa lampe torche et remarque des barbelés rattachés à celui-ci.
Il les ballade de son faisceau et constate qu’ils sont reliés à un autre pilier.
M. Gael recule d'un pas, horrifié.
Une roue, un pot d’échappement, des amortisseurs et bien d’autres restes pendent au milieu des fils métalliques.
Qui a fait ça et pourquoi ? Derrière les autres installations ferroviaires : un autre gouffre.
M. Gael ne peut plus partir, il est coincé ici.
Une clé atterrit à ses pieds. Elle est suivie d’une photo.
Il ne se souvient pas d’avoir vu ces deux objets auparavant.
Il les ramasse. On dirait une clé de service. Sur la photo, M. Gael reconnaît son ancien lycée. Au dos de celle-ci, un mot : « Viens ! »

________________________________________________

CHAPITRE 11

« Quel endroit pourri. Et dire que j'étudiai ici ! »
Ainsi fût la pensée de M. Gael à la vue du bâtiment.
Il se dirige vers une porte :« Entrée du personnel ».
Il tire la clé de sa poche, l’introduit dans la fente, la tourne, abaisse la poignée et ouvre.
Il pénètre dans un couloir, de longs tuyaux parcourent le plafond, des toiles d’araignée à n’en plus finir, et du matériel de nettoyage loge dans un coin. M. Gael empreinte un escalier qui l’amène au hall principal.
Premier réflexe : aller à la réception. La porte est ouverte, M. Gael rentre. Il commence à fouiller les papiers qui jonchent la table. Un message écrit en gros sur le mur retient son attention : « Vas-y, te gène pas ! »
M. Gael continue sa fouille. Il tombe sur un nom : Charles Gilbert, il est toujours là lui ? M. Gael regarde dans la boite à clés, il n’y en a qu’une.
Une lettre et un numéro sont inscrits dessus : C29. Premier étage, allons-y.
Arrivé devant la porte C29, M. Gael l’ouvre et entre. Le voilà dans une salle de classe particulièrement banale.
Sur le tableau, un message écrit à la craie : « Derrière toi. »
Il se retourne. Sa lampe torche dévoile une forme humaine gisant au sol. C’est une jeune fille allongée sur le ventre totalement inerte, est-elle morte ? On dirait bien.
Elle n’est habillée que d’une simple culotte de fer cadenassée : une ceinture de chasteté. Sa tête est recouverte de longs cheveux noirs. Son corps, d'une couleur gris-blanc, est parcouru de nombreux et légers stigmates. Qui a put faire ça ?
M. Gael préfère ne pas imaginer ce qu’elle a put subir, pauvre gamine.
La radio grésille. Automatiquement; M. Gael se met sur ses gardes. Il parcourt le périmètre de la salle, regarde par les fenêtres, balaye tout les recoins de sa lampe et examine même le plafond. Rien à signaler, mais la radio ne s'arrête pas pour autant. Il entend alors de légers pleurs.
D’où ça vient ? On dirait une... voix de jeune fille. De jeune fille ?
Aussitôt M. Gael se tourne vers le cadavre et constate avec effroi des spasmes nerveux qui secouent ce dernier.
Ses jambes se mettent alors à bouger, ses mains se plaquent contre le sol et ses bras poussent permettant au reste du corps de se lever.
La jeune fille est debout face à luI révélant ainsi son visage : Elle n’en a pas. Son torse quant à lui, est dépourvu de tétons et de nombril.
De petits piquants recouvrent l'avant de sa ceinture au niveau de l’entrejambe. Sa main se dirige vers une table à côté pour ramasser une énorme paire de lames : des ciseaux de jardinage.
Elle se dirige vers M. Gael d’une démarche à la fois traînarde et langoureuse. Sa tête est prise par moment de spasmes dans un rythme irrégulier.
Elle émet de suraigus gémissements à la fois plaintifs et satisfaits. Le grésillement de la radio se transforme alors en sifflement horriblement strident.
Le mélange de tout ces sons insupporte M. Gael, il ne peut rester plus longtemps ici.
Prit d’une soudaine panique, il s'enfuit de la salle en courant, et trouve refuge aux toilettes.
Il fait claquer la porte violemment derrière lui et tourne le verrou. Il peut maintenant souffler.
Au fond, il y a une fenêtre, en dessous de celle-ci, un jeune garçon assis par terre, la tête entre les mains.
M. Gael le reconnaît, c’est Enzo.
Il s’approche de lui, Enzo lève la tête.
Une grande tristesse se lit dans son regard. Il ouvre la bouche :
- Ah c’est vous...B’jour.
- Que fais-tu ici?
- Besoin d’être seul.
- L’endroit ne t’inquiète pas ?
- J’étudie là.
M. Gael ne dit rien pendant un moment puis reprend :
- Comment ça s’est passé ton rendez-vous fiston ?
Un soupir s’échappe d’Enzo.
- Elle m’a dit d’aller me faire voir.
- Ah, et qu’as-tu fait ?
Le jeune homme, les yeux pleins de larmes, tourne la tête vers M. Gael qui s’est rendu compte bien trop tard de la stupidité de sa question.
- Je suis allé me faire voir.
- Je... je suis désolé.
Les deux hommes restent silencieux.
- Vous savez... être seul, c’est quelque chose qu’on ressent beaucoup quand on voit des gens qui ne le sont pas.
- On s’habitue.
- J... Je ne veux pas finir seul.
- La roue tourne Fiston. A ton âge, j’étais dans le même cas.
Enzo sort sa petite poire et inspire dedans en la pressant.
- Et ça s’est passé comment ensuite ?
M. Gael laisse échapper un soupir à son tour.
- Je suis devenu flic.
- Ah,.... cool.
- Comme tu dis, cool.
Un nouveau silence fait surface. Puis Enzo se lève.
- Bon je dois vous laisser.
Il se dirige vers la porte mais avant qu’il n’ouvre celle-ci :
- Enzo !
Le jeune homme se retourne, M. Gael lui fait un clin d’oeil :
- Courage fiston.
Enzo ne répond rien et sort laissant M. Gael de nouveau seul.

___________________________________________

CHAPITRE 12

M. Gael ne s’est pas senti aussi con depuis bien longtemps. Tout seul dans ces toilettes, il se demande pourquoi avoir réagi ainsi. Après tout un cadavre sans visage qui marche, c'est courant ici.
M. Gael avale sa salive, et pousse la porte prudemment. De sa lampe, il scrute. Aucune hostilité de visible ? Sortons d’ici.
Il se retrouve dans un couloir dont des rangés de casiers longent les murs. Normal, on est dans un lycée.
Des feuilles s'éparpillent au sol. M. Gael les observe : des pages de cahier arrachées.
Sur chacune, le même mot écrit en rouge : « Salope. »
Des bruits métalliques résonnent. M. Gael s’y dirige, les sons viennent d’un casier.
Il remue. Quelque chose d'enfermée à l’intérieur peut être. M. Gael sort sa radio, aucun grésillement, aucune créature alors.
Les secousses du placard métallique s'intensifient de plus en plus. M. Gael avance sa main avec prudence, son majeur effleure la porte : le casier ne bouge plus. Par réflexe, ses doigts se retirent. De la serrure, un filet rouge s’échappe. Du sang ! Ca s’écoule aussi de chaque extrémité de la porte et des trous d’aération. Le casier saigne.
Le cœur de M. Gael se met à battre. Y'a quoi là dedans ? Avec les restes de courage au fond de lui, Il approche sa main à nouveau vers la porte, saisit la poignée, la tourne et ouvre lentement.
A sa grande surprise, tout ce qu’il y a à l’intérieur, c’est rien. Totalement vide, pas même une trace de sang. D’où venait-il alors ?
Au fond, un message gravé dans le métal : « Laissez-moi sortir ! »
Un énorme bruit de craquement suivi d’un impact résonne juste derrière M. Gael, son cœur a frôlé l'arrêt.
Il se retourne et c'est dans un nuage de poussière un placard à moitié enfoncé dans le sol apparaît. Il l’observe, rien d’anormal à signaler, en dehors de sa présence ici. M. Gael lève sa lampe torche et constate un gros trou au plafond d’où s’échappe de la poussière. La curiosité le pousse à aller y jeter un coup un coup d'oeil.
Il escalade alors le placard et arrive dans la pièce du dessus. Plusieurs bureaux sont présents. Sur chacun d’eux, au milieu des effets personnels, des plaques avec des noms écrits dessus. De part et d’autre de la salle, deux portes dont l’une est une sortie de secours. M. Gael se rend compte qu'il se trouve en pleine salle des profs.
Fouillant les rares tiroirs ouverts, il tombe sur deux rapports d'élèves : Enzo Sydney et Suzanne Alfing.
« Sydney ?... sûrement le nom de jeune fille de sa mère. » se dit M. Gael. Il tente de lire le rapport mais en vain : totalement illisible. Une grosse tâche d’encre recouvre le papier.
Il regarde alors le rapport sur Suzanne, et lit :

De bons résultats, participation rare mais honorable, Suzanne développe un bon sens de l’écriture et d’analyse de textes.
Malgré tout, c’est une fille très renfermée et peu sociale. La psychologue de l’école s’inquiète sur son cas et se demande si elle ne subit pas de maltraitances au sein de sa famille.
Des suppositions non prouvées mais non rejetés, à surveiller de près.

 C. Gilbert professeur principal


Rien d'autre à signaler.
Il se dirige vers une des portes, abaisse la poignée mais hélas, elle est fermée. Il se dirige alors vers la sortie de secours, même scénario : fermée à clé.
Il tente alors de redescendre, le trou a disparu.
Bloqué, le voilà bloqué.
Un petit bruit de clé se fait entendre du côté de la première porte.
M. Gael s’interroge un petit moment et se dirige vers elle. Celle-ci est ouverte.
Il peut sortir.

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Dernière édition par Pinoche le mousse le Dim 08 Oct 2006 22:08:40, édité 1 fois.
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Message Publié : Sam 07 Oct 2006 14:26:38    Sujet du message :
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Et voilà enfin, et en exclusivité mondiale : LE CHAPIIITRE MAUDIIIIT !!!!

CHAPITRE 13

Un couloir. Le genre d’endroit qu’on a tellement l’habitude de voir dans ces établissements. M. Gael marche avec prudence. La radio grésille. Il sort son arme. Même si celle-ci est dénuée de munitions, sa présence le rassure, et il peut toujours frapper avec.
Les grésillements s'accroissent, soulignant ainsi la faible distance qui sépare M. Gael des créatures.
Deux jeunes filles apparaissent dans la lumière : des filles sans visages. L’une d’elle a les cheveux mi-longs suivie de l’autre aux cheveux bouclées. Toutes les deux armées aussi de ciseaux de jardinage.
M. Gael ne bouge pas, trop pétrifié par la peur. Il se ressaisit et fonce tête baissée entre ces deux cadavres mouvants.
La première tend ses ciseaux en arrière et les précipite vers lui. Il les évite de peu, les lames frôlent sa poitrine. La jeune fille, déstabilisée par sa tentative titube. M. Gael en profite. Il frappe sa tête avec le pommeau de son arme. Un craquement se fait entendre. Le visage de la fille se retrouve face à sa propre poitrine. M. Gael, répulsif, détourne son regard. L’autre fille précipite ses lames vers son visage. En plongeant la tête de côté, il évite l’attaque. Le bras de la fille heurte son épaule. Le choc dévie la trajectoire des ciseaux qui aussitôt se plantent dans les côtes de M. Gael. Un cri de douleurs s’échappe.
Sa douleur se mélange à une soudaine adrénaline, il retire les lames, et les jette avec violence dans la cage thoracique de la fille l’empalant ainsi contre le mur.
Il la regarde un instant gigoter. Il se tourne ensuite vers la première. La tête de cette dernière se remet en place et des spasmes violents la secouent.
M. Gael se précipite vers l’autre bout du couloir, il y a une porte. Il disparaît derrière le claquement de la porte.
Tiens, il fait jour. La nuit disparaît aussi brutalement qu’elle apparaît ici. Le brouillard persiste à rester par contre.
Quel est cet endroit ? Des poubelles, des bancs, des lampadaires, un terrain de basket, ce lieu ne lui est pas inconnu : La cour de récréation.
Il éteint sa lampe et s’assoit un moment pour observer sa blessure. Elle a vite cicatrisé.
Il se relève alors et marche. Quelque chose apparaît : un énorme et long grillage dont la hauteur s’efface dans la brume. M. Gael le longe en espérant trouver un passage.
Son vœu est exhaussé, une allée se présente, il s’y enfonce.
M. Gael se retrouve entre deux longs grillages formant les murs de cet espèce de couloir plongé dont le bout est noyé dans le brouillard. Il s’avance. Deux lampadaires collés aux croisillons ferrés révèlent leurs présences.
En haut de ces deux supports, deux ours en peluche suspendus par des crochets plantés dans le ventre.
M. Gael doit passer entre, mais sa radio grésille. Encore ?
Il sort son arme et ralentit ses pas. Plus il s’approche des ours, plus la friture résonne. Ses peluches seraient-elles hostiles ?
M. Gael se trouve entre les lampadaires, ses yeux ne quittent pas les oursons. Le grésillement se transforme tout à coup en un fort sifflement au milieu d'un insupportable désordre sonore. Les ours agitent soudainement leurs têtes à une vitesse folle. M. Gael, inquiet sur ce qui pourrait se passer, court. Derrière la clôture ferrée, il aperçoit au loin des formes imperceptibles s’agiter comme s’ils dansaient tout en se débattant.
L’Allée se termine par un gros mur de brique. Une porte en métal apparaît. M. Gael s’enferme à toute vitesse.

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Dernière édition par Pinoche le mousse le Dim 08 Oct 2006 22:10:35, édité 1 fois.
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Message Publié : Sam 07 Oct 2006 16:09:08    Sujet du message :
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Dans certaines phrases des mots sembles manquer :
- "La curiosité le pousse à aller y jeter un coup." (Chap. 12)
- "Un cri de s’échappe." (Chap. 13)

En dehors de cela ton histoie est toujours aussi bien écrite.

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