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Message Publié : Jeu 18 Mai 2006 21:27:40    Sujet du message : [Dépotoir à nouvelles]
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4 Étoiles du Temps

Message(s) : 421
Inscription : 31 Déc 2004
Âge : 27
Localisation : Over the rainbow.

Juste une petite histoire.

Âmes sensibles s'abstenir.







Le soleil se levait doucement sur le lac, illuminant se sa rose lueur la surface de l’eau. Une autre journée commençait. Pour certains, le début d’une nouvelle vie, pour d’autres, le moment de la continuer, et pour quelques uns, la fin de la leur.

Bill termina lentement sa canette de bière. Il passa ensuite négligemment sa main dans ses cheveux noirs mi longs. Ses yeux verts étaient rivés sur le soleil levant.

Il sourit en entendant la voiture s’arrêter prés du chalet. Il attendit quelques minutes, puis se leva pour partir à la rencontre de ses visiteurs.

Un homme en costume noir strict s’approchait rapidement du seuil de la maison. Il haussa un sourcil à la vue des vêtements tachés de sang de Bill.

« Mr. Bill Thompson?
-Oui.
-Agent Jake, du FBI. Puis je vous parler ?
-Bien sûr… Asseyez vous, je vous prie » répondit le jeune homme en tendant la main vers les chaises devant l’entrée.
L’homme s’assit, et fixa l’adolescent à travers ses lunettes de soleil.
« Mr. Thompson. Selon votre dossier, vous êtes un étudiant brillant.
-Si vous le dites.
-Vous avez un avenir brillant devant vous. Des parents riches et célèbres, une réussite scolaire admirable… Mais tout est gâché. »

Il y eut un silence.


« Hier, votre femme de ménage s’est inquiétée de voir que vos parents n’avaient pas donné de signes de vie. Par simple curiosité, elle est entrée pour voir si tout allait bien. Ce qu’elle a vu l’a tellement bouleversée qu’elle est encore à l’hôpital, au service psychiatrique, en état de choc. »

Bill ne broncha pas, il regardait le lac.

« Vos parents ont été retrouvés déchiquetés. Votre père était encastré dans un des murs, le corps désarticulé, et votre mère, pendue par les pieds au plafond. Leur sang n’était pas dans leur corps, il recouvrait toute la salle à manger. Dix litres de sang, assez pour repeindre tous les murs, le sol, et le plafond. Vos empreintes étaient partout. »

Bill leva les yeux au ciel et esquissa un sourire.

« Mais ce n’était pas le pire. Plusieurs élèves et professeurs de votre lycée ont appelé, complètement affolés, pour dire qu’une attaque terroriste dévastait le lycée. Nous avons envoyé plusieurs voitures de police. La transmission a été coupée cinq minutes plus tard. »

Silence.

« Après une hésitation, nous avons envoyé des troupes plus conséquentes. Tout un pan du lycée a été détruit, suite à une explosion d’une force phénoménale. Il y avait des cadavres partout, pour la plupart impossibles à identifier, parce qu’ils étaient trop déchiquetés pour cela. Nous n’avons pas fini de compter les corps, et les survivants sont quasiment tous en état de choc. Ceux qui ont pu témoigner vous ont tous décrit comme étant le responsable de cette tuerie. »

Un autre silence. Toujours souriant, Bill ferma les yeux.

« Mr. Thompson, vous êtes en état d’arrestation pour le meurtre de vos parents, pour le massacre de dizaines d’étudiants et de professeurs, et la destruction d’un bâtiment public, le Lycée Roosevelt. »

Bill rouvrit les yeux.
« Vous ne vous demandez pas comment j’ai fait ? POURQUOI je l’ai fait ? »

L’agent Jake resta estomaqué. Il retira posément ses lunettes de soleil, et fixa le jeune homme, qui continuait de regarder l’horizon.

« Si. Ce massacre ne pouvait pas être le fait d’un être humain. Pas d’armes utilisés. Pas de traces d’explosifs. Et vos empreintes de partout. Mais, ce que je me demande… C’est... Dans quel but ?
Vous aviez tout pour vous, tout. »

Il y eut un silence, et Bill se tourna vers Jake, toujours souriant.

« Mon père … Etait un célèbre biochimiste, aimé dans le monde entier. Il avait écrit des thèses par centaines, toutes acclamées par ses confrères. »
Le sourire disparut.
« Ce que personne ne sait, c’est qu’à ma naissance, il n’avait rien. Ni argent, ni pouvoir, rien. Il travaillait sur des produits très dangereux, et ce sans protections ni cobayes. Mais ce qui le gênait le plus, c’était de ne pas pouvoir tester ses créations… »
Pendant un instant, les yeux du jeune homme semblèrent étinceler.
« Alors il a fini par les injecter dans la personne qu’il pensait être le cobaye idéal… Moi… »
Il y eut un silence, plus tendu cette fois. »
« Pendant dix ans, mon père m’a injecté toutes sortes de produits mutagènes extrêmement dangereux. Je ne sais pas exactement combien de fois j’ai failli y rester, ni le nombre exact de produits qu’on m’a injecté. Pour mon père je n’étais qu’un produit, une expérience intéressante à regarder. Il ne m’aimait pas, je n’étais que le fruit accidentel d’un devoir conjugal qu’il se sentait juste obligé d’accomplir. Il ne s’était marié que pour faire plaisir à ses parents, pour qu’on lui foute la paix. Quant à ma mère, elle était trop innocente, trop stupide, trop effacée, pour s’opposer à quoi que ce soit. »
Son visage se crispa.
« Lorsque j’ai été en âge de comprendre, j’ai commencé à haïr mon père, qui s’était servi de moi pour sa gloire, à haïr ma mère, qui était trop faible pour m’aider, à haïr mes professeurs, qui faisaient semblant de me respecter parce que mon père était célèbre, et qui me méprisaient parce que je refusais d’être comme tout le monde. Et finalement, j’ai commencé à haïr tout le reste. »

Quelque chose dans le regard de Bill empêcha Jake de parler.
« Ma haine devenait de plus en plus forte, je brûlais de détruire tout ce qui me faisait tellement horreur, de tout réduire en cendres, et de hurler ma rage à ce monde que je ne comprenais pas, et qui refusait de me comprendre…
Et puis il y a quelques semaines... »

Ses yeux avaient changé de couleur.

« Il y a quelques semaines, le jour de mes 18 ans, je me suis enfui de chez moi parce que je m’étais disputé avec mes parents. J’étais dans une rage noire, et je m’étais caché dans une ruelle obscure. »

Il leva la main vers la voiture de l’agent.

« Et j’ai fait ça. »

Il claqua des doigts. La voiture explosa.
Avant même que Jake ait pu bouger, Bill l’attrapa, lui tordit un bras dans le dos, le propulsa deux mètres plus loin, s’approcha de lui à une vitesse hallucinante, et le souleva à deux mètres du sol en lui serrant le cou d’une seule main. Il plongea ses yeux dans ceux de son adversaire. Il n’y vit que deux fentes rouges, qui semblaient briller d’une lueur malsaine.
« J’ignore comment ça s’est passé. J’ignore si c’est la cause des expériences de mon père, ou si c’est autre chose. Et je m’en moque. Ce que sais, c’est qu’il n’y a aucune limite, aucune à ce que je peux faire. Je suis plus fort, plus rapide, plus agile, et plus puissant que n’importe quel homme sur terre. J’ai des pouvoirs insoupçonnables, et je pense que je n’en ai pas encore testé toutes les limites. »
Il serra sa prise.
« J’ai tué mes parents, j’ai tué tous ceux que je haïssais. Le monde est impur, et il a besoin d’être purgé des immondices qui parsèment sa surface. C’est à ça que me servira ma puissance. »

Bill commença à étrangler Jake, de plus en plus fort.

« Et rien … »
Jake se débattit.
« … Ne m’en… »
La prise se resserra.
« …Empêchera… »
Il y eut un craquement. Le corps de l’agent Jake s’écrasa au sol. Bill reprit quelque peu ses esprits. Il devait canaliser sa colère, pas la laisser le dominer. Ainsi, il pourrait en faire ce qu’il voulait.

Il entendit les sirènes de police, et le bruit d’un hélicoptère qui s’approchait de la maison. Il sourit, et partit à la rencontre des voitures. Il s’élança sur la route à une allure incroyable.

La première voiture arriva. Quelqu’un hurla.
Il y eut un crash. Il y eut du sang. Pas le sien. Lorsqu’il freina, la voiture était tranchée en deux. Pas aussi nettement que ses occupants, mais couper une voiture horizontalement était difficile…

Les autres véhicules s’arrêtèrent. Plusieurs policiers sortirent, et le mirent en joue.
« PLUS UN GESTE ! »
« MAINS SUR LA TÊTE ! »
Il bondit vers le premier, et lui arracha la tête d’un seul coup de poing. Le second eut à peine le temps de discerner une ombre floue avant de sentir son ventre s’ouvrir en deux.

Ce fut un massacre.

Lorsque ça s’arrêta enfin, le sang recouvrait toute la longueur du chemin. Se concentrant quelque peu, Bill rechercha mentalement la position de l’hélicoptère qui patrouillait au dessus de lui, tout en enlevant machinalement le sang sur ses mains.

Puis, il s’envola.


Le pilote de l’hélicoptère aperçut quelque chose sur son radar. Quelque chose qui se déplaçait très vite.
Quelque chose qui se déplaçait vers lui.
« Qu’est-ce que… »

Un bruit l’interrompit. Le pilote leva les yeux. Bill lui lança son plus beau sourire, avant d’exploser la vitre d’un coup de poing, de l’attraper, et de le lancer dans le vide.

L’hélicoptère s’écrasa vers le sol, pendant que l’adolescent déployait ses immenses ailes couleur ambre.

Le pouvoir lui appartenait. Rien ne lui était impossible, et il était prêt à tout pour accomplir son idéal.
Son sourire s’élargit. Bientôt… Bientôt, le monde serait purifié.

S’élançant vers le ciel, il monta de plus en plus haut, pendant qu’un rire terrifiant sortait de sa gorge. Un rire qui résonna longtemps.

Loin derrière lui, l’explosion de l’hélicoptère retentit. Puis le silence et le calme se rétablirent.

Pour combien de temps ?

FIN ( ?)

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Dernière édition par Gekex le Mar 24 Fév 2009 22:37:29, édité 1 fois.
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Message Publié : Jeu 18 Mai 2006 21:58:17    Sujet du message :
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6 Étoiles du Temps

Message(s) : 659
Inscription : 02 Jan 2005
Âge : 26
Localisation : Alsace

ça fait un peu ... Xmen je trouve, l'adolescent qui a des super pouvoirs et qui a la haine contre tout le monde . Mais ce n'est pas pour autant tellement ininteressant et il y a un réel travail sur l'écriture . Un très bon style et une absence de fautes rendent cette nouvelle vraiment pas mal . Même si je trouve que parfois ça fait un peu "violence gratuite" je comprend que tu ai besoin de canaliser tes pulsions :p . La fin me fait penser à Tekken 3 avec Jin qui ouvre ses ailes et saute du l'hélicoptère . Donc c'est pas terrible terrible niveau scénario mais il y a quand même de l'idée et c'est remarquablement bien écrit ce qui a fait que j'ai pris beaucoup de plaisir à la lire . J'ai été très agréablement surpris et j'attend d'autres nouvelles de ce genre de ta part ;)

http://www.spank-the-racoon.deviantart.com
http://www.youtube.com/racoonspank
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Message Publié : Ven 19 Mai 2006 18:36:12    Sujet du message :
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4 Étoiles du Temps

Message(s) : 421
Inscription : 31 Déc 2004
Âge : 27
Localisation : Over the rainbow.

Bah... Merci.

Pour l'inspiration... Bah, ouais, normal, le but au départ, c'était de faire un exercice de style sur le sujet "un ado pète les plombs"... Donc, bon, après, vu mon humeur du moment (fin des cours, profs chiants...) c'est venu tout seul, et puis comme ça a été vu des centaines de fois, ben...


Merci pour ton commentaire, en tout cas. ^^

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Message Publié : Mar 24 Fév 2009 22:44:17    Sujet du message :
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4 Étoiles du Temps

Message(s) : 421
Inscription : 31 Déc 2004
Âge : 27
Localisation : Over the rainbow.

Je double poste. =) J'ai décidé de me servir de ce topic comme base à nouvelles. Donc, si j'écris un texte court, je le poste ici.

On commence par un truc un peu court, que j'ai écrit il y a un bout de temps.



Tu sens la sueur te couler le long du dos, se cristallisant, te cisaillant de milles coupures glacées et acérées.

Le canon du flingue pointé vers l’avant, tu avances, pendant que les balles crépitent autour de toi. Un hurlement sur la droite. Ne pas s’arrêter.
Tu as été un homme autrefois.

Tu ne t’en souviens plus vraiment.

Couleur du ciel, couleur de l’eau, sensation de vide autour de toi. Un oiseau noir au croassement hideux traverse le ciel.

Tu te calles, dos à un mur, accroupi, et recharge le flingue. 9mm. Suffisant pour faire un trou dans la tête de quelqu’un. Confusion. Un bruit de pas. Tu attends, le cœur battant.

Tu sais qu’il est juste derrière le mur, soldat adverse, chair à canon, semblable et en même temps différent. Tuer pour tuer, tuer pour tuer, tuer pour…

Tu piques un sprint, lui donne un coup de crosse au niveau de la nuque, le craquement est net. Le type tombe à terre, sans avoir poussé le moindre gémissement, tu récupères son arme. P90. Ca permettra de griller la cervelle de plus de ces enflures.

Tu secoues la tête. Pas de haine à avoir. Cette guerre n’a pas de sens. Plus de sens. Autrefois, tu comprenais le sens du combat. Ta lutte avait quelque chose de noble, de pur et d’idéal. Maintenant, plus rien n’a de sens. Anomie. Se battre pour se battre, jusqu’à ce que l’un d’entre nous tous tombe, en sang.

La première balle explose le lampadaire juste au dessus de ton crâne. Tu te jettes à couvert derrière une voiture, et tente de réfléchir, ton cerveau dans la semoule mets du temps à fonctionner.

Mais tu n’as pas de temps, pas de temps, pas de temps, pas de temps, pas de temps.

La balle vient d’en face.

Du .308, vu la détonation. Probablement un tireur embusqué dans l’immeuble d’en face, avec un PSG-1. L’enfoiré, le PSG-1 est l’arme de destruction massive anti crânes chauves, c'est-à-dire anti trouffions de base, c'est-à-dire anti-toi.

Ils t’ont repéré, tu peux entendre ces chiens s’avancer vers toi, en glapissant des ordres. Te relevant brusquement, tu commences à courir vers l’immeuble.

Les mecs sont cachés derrière des carcasses de bagnoles réduites à moitié en cendres.

Tu esquives les premières balles, appréciant de près la teneur mortelle de leurs caresses, les balles suivantes hurlent depuis le canon de ton flingue, tu transperces la cervelle du premier fumier. Le second fumier s’élance vers toi, couteau à la main, son masque à gaz ne permettant pas de discerner la peur sur son visage que tu sens à des kilomètres.

Tu esquives le coup, en te baissant, et lui envoie un coup de tête dans la poitrine, avant de lui saisir le bras et de lui casser en deux, récupérant le couteau. Sourd à ses hurlements, tu lui plantes la lame trois fois. Nuque, aorte, cœur.

Son sang dégouline, il est déjà mort, mais tu te caches derrière son cadavre, ce qui te permet d’éviter d’être réduite en charpie par les quatre balles de 9mm Parabellum qui se logent dans la cage thoracique de l’ex-fumier.

Le troisième fumier se dissimule derrière un muret, t’arrosant avec son 9mm. Avant de passer aux choses sérieuses.

Tu frémis quand tu entends la détonation d’un Famas. 5.56mm Otan, le genre de truc susceptible de t’anéantir la cervelle avant que tu aies le temps de dire ouf ;
Les balles crépitent, un temps. Tu te contentes de patienter. Puis, plus rien, alors, poussée d’adrénaline, tu cours.

Le type recharge son Famas, et se rend à peine compte que tu arrives sur lui, pieds en avant. Le choc est violent. Tu tombes à terre, de tout ton poids sur le dos, pendant que lui s’effondre, groggy. Tu te charges de régler le problème d’un coup de couteau au milieu du front.

Tu récupères le Famas . Tu vas en avoir besoin Le tireur en face t’arrose de quelques balles, que tu esquives d’une roulade, avant de toi-même donner une petite rafale sur la façade du bâtiment, histoire de.

Tu fracasses la porte de l’immeuble d’un coup d’épaule, écrasant au passage le garde posté derrière. Tu défonces le crâne du second d’un coup de crosse, il roule au sol quelques secondes, avant que tu ne l’achèves d’un coup de pied. Tu montes l’escalier.

L’immeuble était encore en travaux avant la guerre. Des échafaudages. Des tentures en plastique qui pendent du plafond. Des murs manquant à l’appel. Des bâches sur le sol.
Une balle qui te frôle, tu te jettes sur le côté, arrosant à l’aveuglette.

Le Sniper.

Une balle, deux, trois. Tu sais qu’il n’en a plus, mais tu ignores où il se cache. Tu te lèves rapidement, et tu le vois, en train de reculer tout en rechargeant. Tu cours, couteau à la main. Il te voit, dégaine le sien, les deux lames s’entrechoquent. Tu le mesures du regard. Le masque à gaz te contemple.

Le duel est inégal, il possède au moins l’avantage du masque. Ta lame rencontre le vide, une, deux fois, la sienne t’écorche légèrement sur ton côté gauche. Tu fais abstraction de la douleur, et lui envoie un coup de coude bien placé dans le bide, il se plie en deux. Coup de genou dans la tête, et couteau dans le cœur.

Il hurle.

Reculant, il s’empêtre dans une tenture en plastique, recule, trébuche, et tombe dans le vide, hurlant.

Tu regardes en bas, à travers l’ouverture du mur. Son cadavre gît, empêtré dans son cercueil de cellophane.

Tu souffles un peu, récupère lentement le fusil de Sniper. Tu le recharges, et contemple les ruines.

Confusion, toujours.
Réalité ? Fiction ?
Invention de ton esprit ?
Tu ne sais pas.

Tu sais juste que tu es las, las de te battre sans savoir pourquoi, mais que c’est tout ce que tu sais faire.
Tu ne te rappelles même plus de ton nom.
Tu te contentes de regarder ce que tu fais, sans y participer véritablement.
Tu n’arrives pas à réfléchir, ton cerveau n’est que bouillie, avec juste de l’instinct, une étincelle nerveuse qui la fait marcher.

Tu voudrais mourir, sans pouvoir accomplir cette volonté, parce que ton instinct te hurle que non, tu dois te battre sans t’arrêter une seule seconde.

Balle. Esquive.

Encore des fumiers, en bas. Tu te cales derrière ton PSG1, explose la cervelle d’un, puis de l’autre, puis du dernier. Avant de voir qu’ils sont au moins trente. Et surarmés.

Tu bats en retraite vers le toit de l’immeuble. Et tu entends le son de l’hélicoptère. Un sourire malsain se profile sur ton visage. Tu sais que tu n’as aucune chance.

L’hélicoptère a lâché trois soldats en exosquelette, le premier arrive vers toi, en un salto bien placé.
Tu attends qu’il vienne, esquive le premier coup de lame qu’il tente de t’infliger, puis le second, avant de répliquer d’un coup de pied dans la tête.
Le super soldat recule, puis se met en position de garde, te défiant à travers son masque de science fiction, les deux lames de poignard en main.

Pas le temps pour se la jouer guerrier avec sens de l’honneur. Une balle de Sniper à bout portant dans la tête l’envoie promener dans le vide.

Les deux autres dégainent leurs P90, tu cours vers eux, prends appui sur une caisse posée là, fait craquer la nuque du premier d’un coup de pied sauté, puis flanque l’autre à terre et le frappe au visage de plusieurs coups de poings.

Il se dégage, et te désarme d’un seul coup de pied. O.K. Corps à corps donc.

Tu encaisses un coup dans l’estomac, puis deux, puis trois, avant de répliquer d’un coup de coude dans la tête. Crac, le casque se fissure, il tombe à terre, mais te fait une prise en ciseaux au dernier moment. Tu t’écrases au sol, sonné, et roule sur le côté, esquivant le coup de pied fatal.

Te relevant, tu bloques son poing, et lui casses le bras, avant de le jeter dans le vide. Son hurlement se répercute jusqu’à toi.
Tu souffles un peu, récupère un P90 par terre. Avant de voir l’hélicoptère se poster devant toi. Tu regardes dans la direction de l’escalier, quinze soldats te tiennent en joue. Tu souris, et lance ton regard à travers les vitres teintées de l’hélico.

La première balle te perce la gorge, tu t’étouffes dans ton sang. Puis, l’épaule gauche, la droite, la jambe gauche, tu t’agenouilles, porte la main à ta gorge, mais la balle dans le torse te met à terre. Puis ce n’est plus que silence, pendant que les balles te réduisent en copeaux. Exquise sensation. Tout se termine. Enfin. Plus besoin de se battre, juste le silence et toi.
Tu as un doute. Et si tout recommençait encore ?
Tes yeux se ferment.
Sang.
Lumière.
Chaos.

‘Game Over’ indique l’écran. ‘Merde !’ S’écrie Daniel, fou de rage. Cinq jours qu’il galère à ce niveau sur ‘Déchu’. Il se plante toujours au même point, l’absence de sauvegarde à ce point du jeu est un supplice !

Il soupire. Ce jeu est une véritable tuerie, c’est vraiment une idée géniale de mélanger aussi bien combats armés et corps à corps, même si Daniel a du mal à accrocher au délire philosophico-dépressif du personnage principal. Enfin, bref, vu l’ambiance et le gameplay, c’est pas très grave s’il y a quelques défauts. Il baille, se rassied.

Enfin… Il reprend sa manette, et appuie sur ‘continuer’. Il est temps de ruiner la gueule de ces enfoirés !


La sueur te cisaille, une fois encore. Un frisson te parcourt, comme une sensation de déjà vu. Tu t’enfiles une poignée d’analgésiques, ça va presque mieux. Encore des doutes, que tu t’efforces d’effacer de ta mémoire, tu aimerais pouvoir avancer sans réfléchir, mais la monotonie des tes actions t’accable, toujours l’impression de faire la même chose.

Tout recommence, tout se ressemble en essayant de te donner l’impression que tout est différent. Tu t’enfonces dans la nuit, conscient que rien ne se termine jamais.
Jamais.

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